Un nouveau Zelda est toujours un évènement, même s’il s’agit du remaster d’un remaster ! Initialement sorti en 1993 sur Game Boy, The Legend of Zelda: Link’s Awakening a effectivement déjà eu le droit à un premier remaster en 1998 sur Game Boy Color. Plus qu’un simple portage, cet épisode colorisé apportait une quête sous forme d’album photo et un tout nouveau donjon facultatif tirant profit des sprites de couleur. 21 ans plus tard, que vaut cette version 3.0 ?

Link’s Awakening est l’épisode le plus loufoque et crossover de la série. Pour preuve ce Goomba tout droit échappé de Super Mario… le tout dans un passage de plate-forme inspiré par Zelda II !

Une plastique impeccable

L’aspect graphique est réussi et on s’extasie régulièrement sur le design, les couleurs et l’atmosphère qui se dégage du jeu. Un effet de focus qui rajoute du flou sur les bords de l’écran (qui sont maintenant visibles, il n’y a plus de coupure entre les différents écrans, ce qui est aussi une petite révolution) permet de ne jamais perdre de vu l’action et renforce la personnalité assez unique du titre. C’est d’autant un coup de génie que cet épisode se passe dans un monde rêvé : l’aspect jouet en plastique appliqué aux textures renforce ce coté irréel. Bref, un peu comme The Wind Waker qui en son temps avait surpris son monde avec le traitement en cel-shading, ce jeu bénéficie d’une identité graphique forte et magnifique.

Les graphismes sont un véritable bonheur à admirer. Et vous ne risquez pas de tomber de votre cheval en le faisant #RedDeadRedemption2 😉

Un monde onirique

Rarement un Zelda (fun fact : c’est le seul épisode où Zelda n’est pas de la partie) n’aura été aussi relaxant à arpenter. A mille lieues de la difficulté d’un Ocarina of Time ou encore des passages sombres de Twilight Princess, ici tout est zen et respire le bonheur. Tout au long de l’aventure nous rencontrons des personnages surprenants : un ennemi ressemblant à Kirby, un ancien boss de super Mario reconverti en star du rap qui vous apprend une chanson, un papi timide qui vous guide uniquement par téléphone, un chomp de compagnie… C’est un émerveillement continue qui n’a de cesse de vous en offrir toujours plus : vous allez en voir des nouveaux secrets tout du long de ces 8 donjons, quêtes annexes et autres activités facultatives. Le tout parfaitement intégré dans une carte qui se découvre au fur et à mesure que votre équipement s’étoffe et vous donne accès à de nouvelles zones.

La carte possède de nombreux téléporteurs judicieusement placés pour éviter les aller/retours. Elle sera bien utile pour les quêtes facultatives des quart de coeur et à celle des coquillages dont le nombre a été porté à 50 pour l’occasion.

En résumé : un grand jeu à (re)faire, de nouveau

Très classique dans sa construction, on retiendra pourtant que cet épisode est toujours aussi spécial et à part dans la série. Et bien qu’en dehors de la quête des coquillages qui a été revue et augmentée, la seule véritable nouveauté est un éditeur de donjon. Hélas très limité, ce mode est tout au plus sympathique mais n’est pas le graal tant espéré par tous les gamers qui ont écumés tous les donjons de la série. Ce n’est pas grave, l’aventure qui dure une quinzaine d’heures (voir plus avec le mode héroïque) n’a pas pris une ride. Et c’est avec un grand sourire que l’on traverse sans s’en rendre compte ce monde merveilleux et bienveillant, avec suffisamment de défis (certaines actions à réaliser sont vraiment difficiles, comme une trappe d’escalier cachée sous un buisson comme on en a vu des centaines avant ou encore un livre à la bibliothèque du début qui est obligatoire pour conclure le titre) pour nous tenir en haleine jusqu’au dénouement final !

AVIS

La magie opère dés les premières secondes et vous scotche à l’écran. Le jeu est drôle, beau et avec une difficulté bien dosée. Bref, un épisode que j’ai beaucoup aimé !